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 Come on, jerk ! [R]

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Shelby Hoover
BOBBY’S FACEand she is the sexiest best poker girl
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MessageSujet: Come on, jerk ! [R]   Sam 30 Aoû - 18:00

Comme tous les matins, ce fichu réveil-matin bon marché avait réveillé la moitié d’East Creek. Réveil qui, cela dit en passant, ne servait strictement à rien. En effet, chaque jour il répandait sa douce mélodie – un affreux bip répétitif – dans l’appartement de l’agent Black Eagle. Le seul problème était que Shelby ne se trouvait chez elle au petit matin que la moitié du temps, sachant qu’elle ne dormait pas le reste du temps. Cette nuit, la jeune Hoover n’avait pas eu le moindre contact avec les draps de son lit. Assise, voire plutôt contorsionnée, dans son fauteuil de cuire, elle épluchait des dossiers depuis des heures incalculables. Des dizaines de photos passaient entre ses mains, des milliers de lignes dactylographiées passaient sous ses yeux. Il était sept heures vingt-sept lorsqu’elle termina le dernier dossier. D’un geste maladroit, la jeune femme envoya balader la pochette marron, qui retomba sur un tas de dossiers semblables. Un instant, elle resta immobile, le regard fuyant et perdue dans une marrée boueuse de pensées complètement décalées. Puis, dans un effort presque surhumain, elle se hissa du canapé, attrapant d’un revers de la main sa veste brunâtre. La porte claqua violemment, la journée venait de commencer. Et elle n'allait pas être des meilleures, foi de Shelby Hoover.

Arrivée au coin de la troisième avenue, elle sentait de plus en plus les regards se poser sur elle. Shelby roula doucement les yeux, habituée à ce genre de salutations matinales. Après tout, les gens s’étonnaient d’un rien ; qu’y avait-il d’étrange à se balader à sept heures passées du matin ? Rien, absolument rien. Ce matin, contrairement aux autres, était plus frais. Comme si Dame Nature accompagnait la jeune Hoover dans ses déboires, les jours où ça n’allait pas, le temps était lui aussi maussade. Aujourd’hui ressemblait à hier, et sûrement à demain. Le quotidien d’un agent Black Eagle n’avait, en fin de compte, rien d’exceptionnel. Si, ce qu’il y avait d’extraordinaire, c’était le peu de remerciements et d’encouragements qu’ils avaient, ainsi que le nombre d’heures de sommeil absolument nul. Et pourtant, ce job peu commun lui collait à la peau.

Soudain, un bruit plus que désagréable vint perturber sa marche. Il lui fallut quelques secondes avant d’associer ce son à la sonnerie de son portable. Dans un soupir furtif, elle hissa l’appareil hors de sa poche, prenant soin de ne rien sortir d’autre en même temps. Elle vérifia d’abord le nom du mystérieux appelant, avant de soupirer une seconde fois. Elle détestait qu’on lui téléphone. Et elle détestait encore plus cela quand il s’agissait de numéros publicitaires.
« VOUS POUVEZ VENDRE DES SOUS-VÊTEMENTS OU OFFRIR DES VOYAGES A KUALA LUMPUR, J'EN AI RIEN A FAIRE ! » Et elle conclut sa phrase en raccrochant. Il y avait des choses qu’elle tolérait – très peu, d’accord – et d’autres qui la mettaient hors d’elle. Se faire harceler au téléphone aux aurores faisaient partie de la liste. Puis, devant elle, se dessina ce qu’elle cherchait depuis près de quarante minutes. La caisse pourrie de Noah, qu’elle aurait bien voulu rayer des dizaines de fois.

Elle arriva à hauteur du véhicule, et il ne lui fallut que très peu de temps pour qu’elle y prenne place. Prenant soin de bien claquer la portière pour faire hérisser les cheveux de son collègue, elle tourna vivement la tête vers lui, le sourcil relevé.


«T’as amené Nestor avec toi, j’espère » Elle l’observa un instant. Le regard stupide qu’il avait signifiait sûrement oui, ou alors cela lui prouvait seulement qu’il était dépourvu de cerveau. D’un geste rapide de la main, il lui envoya le dit Nestor dans les bras, ce qui provoqua une grimace de dégoût chez la jeune Hoover.

« J’aurai jamais autant ressenti les joies de la maternité, c’est dingue » souffla-t-elle à l’intention de l’affreuse poupée de plastique qu’elle tenait entre les mains. Elle fixa l’horreur qui lui servait de Nestor quelques instants, avant d’ouvrir la boîte à gants et d’essayer de le fourrer dedans. « BORDEL ! T’as vraiment une caisse antique, on saurait même pas mettre un gant dans cette boîte ! » Elle abandonna finalement. La voiture avait gagné, et c’était une défaite amère qu’elle tenterait de redorer plus tard. « On doit mitrailler qui ce matin ? » lança-t-elle plus gaiement, saisissant rapidement le café que Busselton avait pris soin d’acheter pour lui. Il était encore meilleur quand on ne le payait pas
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Noah Busselton

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MessageSujet: Re: Come on, jerk ! [R]   Dim 31 Aoû - 13:45

« Bonne journée, Monsieur ! » En attrapant le paquet blanc, Noah répondit à politesse de l’hôtesse par un signe de tête. C’est après avoir jeté un coup d’œil à sa montre que Noah se décida à presser le pas : sa partenaire Black Eagle n’allait pas tarder à arriver dans le quartier et s’il ne la trouvait pas dans les prochaines vingt minutes, Busselton n’aurait aucun remord à partir en mission seul. Il préférait être seul plutôt que de supporter Shelby Hoover des heures durant. Posant sans grand ménagement son paquet près du frein à main, Noah mit le contact de la voiture et c’est avec ce même sentiment de joie et de puissance qu’il démarra son Impala. S’il devait rivaliser avec Transformers, il l’épouserait cette bagnole…

Busselton n'eut même pas l'idée lumineuse de chercher Shelby. Un jour, à Londres, il avait déjà expérimenté la chose et quelle ne fut pas sa colère en apprenant que sa coéquipière le devançait toujours d’un pâté de maisons ou deux. Consigne numéro une lorsque vous travailliez avec une puce électrique, ne jamais se séparer d’elle. A défaut de pouvoir mieux faire, rester planter dans un endroit voyant jusqu’à ce que cette dernière daigne vous retrouver. La tactique du gosse perdu qui ne devait pas bouger de l’endroit où il était semblait plus efficace qu’une battue inutile. Le ronron du moteur se stoppa lorsque Busselton tourna les clefs du contact. Les mouvements de l’agent étaient brefs et concis, il maniait les moindres accessoires de la Chevrolet avec une dextérité déconcertante. Dans ce qui semblait être un même mouvement, Noah rabattit le pare-soleil vers le pare-brise, il retira le café de l’emballage et après avoir bougé grossièrement un poupon en plastique, il récupéra sa paire de lunettes de soleil qui était échouée quelque part dans un compartiement de la potrière. Il les calla au sommet de son crâne, profitant du moment de parfaite sérénité qu'il vivait et qui allait bientôt prendre fin...

Aujourd’hui serait une journée pluvieuse. Les nuages grisâtres étaient d'une luminosité éclatante qui forçait certaines personnes à plisser des yeux pour ne pas finir aveugle. Le poupon encore entres les mains, Busselton détailla le jouet avec un sentiment de dégoût évident : Castor avait eut plusieurs fois les épaules déboîtées et il était couverts de tâches diverses et variées. Nouvelle blessure à ajouter au tableau : l’arrière du crâne de son ‘bébé’ semblait carbonisé… Avec rapidité, il calla le gosse de cire entre le siège conducteur et la portière. Il ne deviendrait pas tendre comme de la guimauve pour une espèce d’alien mort qu’on le forçait à garder la nuit. Shelby se plaignait des cris nocturnes… Noah n’avait pas mit longtemps avant de mettre KO la boîte électrique d’où les cris stridents semblaient provenir.

D’un mouvement expert, Noah rabattait les lunettes sur son nez alors que la porte côté passager s’ouvrait : telle un pachyderme, Hoover prenait place dans l’Impala de Noah. A sa question, il attrapa de la main gauche le pied du poupin en plastique et le jeta sur les cuisses de Shelby. Son sourire se fit ironique lorsque la jeune femme lui confia avec quel enthousiasme elle attendait les couches culottes. Son visage se déforma d’horreur quand elle tenta de faire rentrer le gosse dans les profondeurs de la boîte à gants, plus inquiet pour sa voiture plutôt que pour leur hypothétique enfant.
« Antique rime avec grand soin ! Je te jure, fais dépeindre la couleur de Castor sur le tableau et c'est toi que je vais mettre dans cette boîte ! » Au moment où il allait attraper son café, Shelby le devança et but dedans. Horreur ! Maintenant, il n’allait plus pouvoir le lui reprendre de peur d’être en contact avec la bave visqueuse d’une fille. « T’es dégueulasse, on t’a élevée où ? Une tribu indigène ou quoi ? » L’expression qu’il affichait était similaire à celle qu’il arborait lorsqu’il était question de Castor.

« Non, aujourd’hui, tu laisses la marchandise dans ton soutien-gorge, personne à tuer sauf en dernier recours » Posant un regard lubrique sur la poitrine de Shel’, il lui dit tout en faisant démarrer l’Impala « Par contre, si tu dois sortir les jumeaux, saches que je suis là ! » Sur l’avenue, il vérifia dans le rétroviseur qu’aucune voiture ne les suivait. Simple habitude préventive. En même temps, à cette heure avancée de la mAtinée, il doutait que qui que ce soit ne puisse les suivre sans se faire remarquer. « La nuit prochaine, c’est à toi de prendre Castor ! Ma voiture n’est pas un hôtel quatre étoiles pour les demi-portions et encore moins pour ton môme ! » Alors qu’il engageait l’automobile dans une rue adjacente à la Clever Avenue, il commença à énumérer à sa coéquipière les choses qu'elle ne devait pas faire en sa compagnie… En fait, ce contrat, Shelby avait du l'entendre une bonne dizaine de fois avant celui-ci mais qu'importe : quoique dise Noah, elle passait toujours outre des règles. « Règle numéro uno, JE conduis… je ne veux pas me retrouver avec une seule crotte de pigeon sur le capot, toi, tu poursuis les piafs rien que pour m'emmerder ! » Il leva l’index et le majeur, précédant la règle suivante « Numero Due : Tu ne touches pas à l’autoradio et tu ne tapisses pas les vitres de la dernière photo de Britney sans culottes ou de Brad Pitt en jupette ! C’est humiliant, un mec en jupe, et si tu as dans l’idée d’émasculer un type, je te conseille chaudement les bars de routiers ! »
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